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Archive de 27 décembre 2008

Le MoDem aux européennes : se sera l’indépendance

Posté par jérôme meerseman le décembre 27, 2008

Le président du MoDem présentera les têtes de liste de son parti le 8 février.

En vacances en famille quelques jours dans le Béarn pour les fêtes, François Bayrou est bien déterminé à maintenir le cap qu’il s’est fixé, voilà maintenant un peu plus de deux ans : celui de «l’indépendance totale». Et d’abord pour les élections européennes de juin prochain, où, dit-il, «notre stratégie d’indépendance ne souffrira aucune exception».

Cette mise au point fait suite à la proposition du président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, qui dans le JDD de la semaine dernière indiquait qu’il envisageait pour les européennes de constituer des listes avec le MoDem, dont il dit se sentir aujourd’hui plus proche que du PS. En tout cas, sur la question de l’Europe. Mais, semble-t-il, pas uniquement. «La dernière fois, le PS nous avait baladés et nous n’avions eu aucun élu au Parlement européen, pas question que cela recommence», explique Jean-Michel Baylet.

Joint par Le Figaro, François Bayrou reconnaît avoir reçu un appel de Jean-Michel Baylet qui souhaitait le prévenir de sa démarche. Flatté de constater que «les lignes commencent à bouger» en France, le président du Mouvement démocrate n’en reste pas moins sur la ligne qu’il s’est fixé. Et a poliment décliné l’offre de Jean-Michel Baylet.

«Je suis flatté que des regards se portent vers nous. Mais le choix stratégique de fond qui se pose, c’est : est-ce qu’on accepte de rester ou pas un satellite du PS ou de l’UMP ? Nous, nous avons clairement fait le choix de l’indépendance. Nous sommes la garantie qu’il y aura une troisième offre politique dans toutes les circonscriptions de France. Je ne me laisserai donc pas détourner de la ligne que nous nous sommes fixée pour un coup politique ou une élection ponctuelle», confie François Bayrou.

L’héritage de Robert Schuman

Le député des Pyrénées-Atlantiques le martèle : «les manœuvres d’appareils et les tambouilles politiques ne m’intéressent pas». Il devrait le proclamer le 8 février à la Mutualité de Paris, où il donnera le coup d’envoi de sa campagne pour les européennes. Il présentera, à cette occasion, les têtes de liste de son parti dans chacune des huit circonscriptions. Lui-même ne sera pas candidat. Mais il promet de «nouveaux visages». La clôture des candidatures est fixée au 31 décembre.

Vice-présidente du MoDem, chargée de préparer la campagne des européennes, Marielle de Sarnez, elle-même eurodéputée sortante, assure que «3 500 personnes, réparties en 16 groupes de travail, planchent actuellement» sur le sujet.

En 2004, forte de 12 % des suffrages, l’UDF avait décroché onze sièges à Strasbourg. À peine six sont restés fidèles au MoDem. Plus l’ancien secrétaire national des Verts Jean-Luc Bennahmias, qui a rejoint le MoDem, mais siège toujours du côté des écologistes au Parlement européen.

Sur fond de crise mondiale, les analystes du MoDem, qui revendiquent toujours une filiation avec le père de l’Europe, Robert Schuman, espèrent faire mieux en juin prochain qu’en 2004. La famille centriste était alors divisée sur la politique gouvernementale menée par l’un de ses anciens, Jean-Pierre Raffarin, et l’attitude à adopter vis-à-vis de l’UMP. Aujourd’hui, si la famille centriste semble plus que jamais atomisée en une myriade de petits partis ou de clubs, la ligne du MoDem face au pouvoir en place, elle, est plus claire.

François Bayrou, qui a entamé à cette occasion une tournée des capitales européennes, devrait en tout cas mettre tout son poids dans la bataille. Après son échec aux municipales à Pau, il se doit de redorer son blason.

Marielle de Sarnez, très critique envers le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, «qui n’a pas été à la hauteur des événements» de ces derniers mois, devrait faire campagne pour «renforcer le rôle de la Commission».

  

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Le Nouveau Centre peine à trouver sa place.

Posté par jérôme meerseman le décembre 27, 2008

Les ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy découvrent les risques de la différence.

Vue de l’UMP, la bronca des députés du Nouveau Centre (NC) contre la loi sur l’audiovisuel marque le début et sans doute la fin des velléités d’indépendance des centristes de la majorité présidentielle. Le début, parce que pour la première fois depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, qu’ils ont soutenu, 10 des 23 élus NC de l’Assemblée ont voté contre un projet du gouvernement. La fin, parce qu’Hervé Morin, ministre de la Défense et président du parti, met tout en œuvre depuis cet acte de rébellion pour ramener ses troupes dans le droit chemin. Avec l’aide de députés qui comptent au sein du groupe, comme Maurice Leroy.Au départ, Morin et Leroy jugeaient pourtant qu’une opposition circonstanciée à la réforme du service public pouvait servir d’«identifiant» auprès de l’opinion, selon la formule utilisée par le président du NC lors d’une réunion interne. Leroy avait même annoncé sur France 3 il y a une quinzaine de jours qu’il ne voterait pas le texte. Depuis, le député du Loir-et-Cher a changé d’avis et a voté pour, comme cinq de ses collègues. «Quand j’ai vu l’énervement de la gauche et de Bayrou, je me suis dit que je ne pouvais pas mêler ma voix aux leurs», raconte-t-il, en ajoutant à l’intention des députés NC qui ont voté non : «Moi, je sais où j’habite !»

Une remarque qui agace, forcément. Le patron du groupe NC, François Sauvadet, qui s’est lui aussi opposé au texte, revendique un vote «de conviction». «La réforme du service public audiovisuel est juste et nécessaire, mais la création d’une taxe nouvelle nous pose problème», explique-t-il. Il ne voit «pas de drame» dans l’expression d’un désaccord, «surtout en première lecture», et rappelle que Jean Dionis du Séjour, porte-parole du NC sur le sujet, a défendu le vote contre, «après discussion avec le groupe». «En tant que président, je n’allais pas me désolidariser de lui et de la majorité de nos élus», s’indigne Sauvadet.

Au-delà de la discussion sur le fond du texte, une divergence stratégique divise les centristes sur la seule question qui compte : comment exister à côté du géant UMP ? La solution de la «confédération», dont Nicolas Sarkozy veut accélérer la création, compte officiellement peu d’adeptes chez les ex-UDF. Pour François Sauvadet, l’un de ses plus farouches adversaires, le salut est dans l’autonomie. «Nous soutenons Nicolas Sarkozy, mais si nous nous laissons absorber dans une sorte de super-UMP, nous nous mettons dans l’incapacité d’occuper l’espace laissé en déshérence par François Bayrou», affirme-t-il.

 

«Il n’y a plus de malentendu»

 

Le chef des députés centristes est en revanche partisan d’une «meilleure coordination» au sein de la majorité. Il approuve le resserrement des liens opéré avec l’exécutif : «Depuis que nous sommes systématiquement invités aux petits déjeuners hebdomadaires de la majorité à l’Élysée, et que François Fillon réunit chaque semaine les quatre présidents de groupe UMP et NC à l’Assemblée et au Sénat, il n’y a plus de malentendu», assure-t-il.

Les rendez-vous de Matignon, qui se déroulent en général le lundi en fin d’après-midi, ont été mis en place il y a un mois. Dans l’esprit des dirigeants du parti présidentiel, ils sont une étape vers une association plus étroite entre l’UMP et ses satellites de la majorité. Pour les centristes, en revanche, il n’est pas question de perdre leur spécificité. Du moins en théorie. En pratique, la perspective de constituer des listes autonomes aux européennes rebute plus d’un leader du Nouveau Centre, à commencer par son président Hervé Morin.

Le Figaro : 26/12/2008 : http://www.lefigaro.fr/politique/2008/12/27/01002-20081227ARTFIG00206-le-nouveau-centre-peine-a-trouver-sa-place-.php

 

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Plan “Energie-Climat” de l’Union Européenne

Posté par jérôme meerseman le décembre 27, 2008

Après un an de travaux législatifs, de débats et de multiples pressions, l’Union européenne s’est dotée d’un plan “Energie-Climat” composé de 6 textes supposés baliser la route des 27 pays membres pour la période 2013-2020… (lire la suite du communiqué)

 

De manière globale, les 6 volets de ce plan qui prennent en compte :

·      la révision du système européen de droits d’échange d’émissions,

·       la décision relative à la répartition des efforts entre Etats-membres,

·      le cadre législatif en matière de capture et de stockage de carbone,

·       la directive renouvelable,

·      la réglementation sur les émissions de Co2 des voitures

·      et la directive sur la qualité des carburants,

 étaient fondés sur des bases minimales pour enrayer efficacement le changement climatique. A cet instant, plusieurs observations méritent d’ors et déjà d’être émises. Premièrement, les dérogations notamment attribuées aux pays ou à des industries alors qu’ils  ont les moyens de s’engager dès à présent dans un modèle de société ou de production durable, auront pour effet tôt ou tard de générer  des difficultés supplémentaires. Chacun doit comprendre que nos renoncements d’aujourd’hui alourdiront, demain, la facture et le coût exorbitant de nos mauvaises pratiques. En ce sens les rapports successifs du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sont éloquents. Celui-ci, composé de plus de 2500 chercheurs indépendants confirme la nature anthropique et dommageable du changement climatique. Il valide de surcroît les dernières prévisions de Lorn Stern et nous renforce dans l’idée qu’il est particulièrement contreproductif de choisir entre la crise économique et la crise écologique. Les deux sont liées et appellent une réponse commune qui trouvera son origine dans un modèle de société sobre et intelligent d’économie positive.

Deuxièmement, plus que les objectifs des 3 fois 20, c’est à dire 20% de réduction de gaz à effet de serre, 20% d’énergie renouvelable et 20% d’efficacité énergétique, c’est bien à l’aune des détails de la mise en œuvre effective des mesures que nous devons évaluer les  politiques. Si les objectifs de réduction de gaz à effet de serre et de l’augmentation de la part des énergies renouvelables vont dans le bon sens, l’absence de force contraignante pour le troisième objectif dit de “l’efficacité énergétique” constitue de mon point de vue une source d’inquiétude. Par ailleurs, les mécanismes de solidarité avec les pays européens les plus modestes et ceux des pays en voie de développement ne seront être tangibles sans de nouvelles réflexions. L’Union européenne sera obligée d’y revenir.

Enfin, l’âpreté des discussions relatives à ce plan climat atteste plus que jamais que l’effort de dialogue, de pédagogie doit être appuyé, renforcé et poursuivi avec toute la force de nos convictions.

(Communiqué de Jean-Luc bennahmias)

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Olivier Henno plaide pour la solidarité territoriale.

Posté par jérôme meerseman le décembre 27, 2008

La Voix du Nord 27/12/2008

henno

La solidarité territoriale serait-elle la grande oubliée du plan de relance gouvernemental ? C’est l’avis d’Olivier Henno qui préside le MoDem dans le Nord.

Plus que d’autres, la région Nord – Pas-de-Calais pourrait souffrir de la crise. C’est l’intuition d’Olivier Henno qui réclame dans le plan de relance gouvernemental un volet « solidarité territoriale ».

Le diagnostic du responsable nordiste du MoDem repose sur une analyse du tissu économique : « Pour le bâtiment nous serons touchés comme les autres régions, mais pour le secteur automobile qui pèse ici 55 000 emplois et pour la vente à distance, nous serons beaucoup plus touchés que les autres.  »

Deux mille adhérents

Conclusion d’Olivier Henno : « La bataille de la première reconversion industrielle, celle de l’après-mines, a été gagnée mais il va falloir engager celle d’une seconde reconversion. » Et pour mener cette nouvelle bataille, le leader centriste n’est pas loin de penser que des mesures inégalitaires, une discrimination positive de l’État en faveur de la région, se justifient.

« L’État pourrait par exemple dispenser le conseil régional ou les conseils généraux de participer au financement du canal Seine-Nord  », explique l’élu nordiste.

Un autre coup de pouce est jugé souhaitable en faveur des universités. « Il faut sortir de la stricte logique des appels à projets qui aboutissent à aider un peu plus encore les meilleurs et les plus forts pour réorienter les aides en fonction des besoins. » L’élu centriste cite d’autres secteurs régionaux qui devraient selon lui bénéficier d’une plus grande solidarité territoriale de la part de l’État : les infrastructures ferroviaires, le logement, la façade maritime… Olivier Henno a été réélu à la présidence du MoDem dans le Nord à l’automne. Le mouvement centriste compte 2 000 adhérents dans le département dont une moitié de nouveaux venus qui se sont engagés en politique lors de la campagne présidentielle de François Bayrou.

« Beaucoup de ces nouveaux militants sont des 25-40 ans, plutôt diplômés, qui ont un appétit de citoyenneté et qui veulent bousculer les schémas établis, c’est toujours le centre mais pas la même culture que l’UDF, pour la mobilisation on change de braquet », résume Olivier Henno.

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