17 mars 2008
Corinne Lepage, invitée du 7/10 de France Inter, a donné son analyse des résultats électoraux au lendemain du second tour des municipales : “Il faut reconnaître les échecs où ils sont, c’est-à-dire à Pau ou à Paris” tout en appelant à “reconnaître les succès là où ils sont, c’est à dire, au premier tour, une quinzaine de maires réélus ainsi que d’autres au second tour. Nous allons avoir au moins un millier d’élus locaux, donc nous avons reconstitué une base d’élus.” Interrogée par Nicolas Demorand sur la situation du Mouvement Démocrate, Corinne Lepage qui en est cofondatrice a souhaité “regarder les choses en face” estimant que “dans la mesure où nous essayons de constituer un mouvement politique qui n’est affilié a priori ni à gauche ni à droite, comment vouliez-vous que nous fassions autrement que ce que nous avons fait en montrant que nous pouvions travailler avec des hommes et des femmes de l’UMP ouvert et avec des hommes et des femmes du PS ouvert ?” “C’est en grande partie la qualité, l’ouverture et les programmes des candidats PS et UMP qui ont déterminé les alliances” a-t-elle indiqué. Invitée à préciser le positionnement du Modem, Corinne Lepage a expliqué que la “ligne politique était de nous allier à ceux qui étaient les plus proches de nous” tout en soulignant qu’à Paris, l’intégrité de cette démarche avait conduit au refus de l’alliance avec la candidate de l’UMP et “au sacrifice des élus parisiens pour la défense du programme”. “L’essentiel est de se projeter vers l’avenir” a souligné Corinne Lepage pour qui “les futures élections sont des élections où le MoDem peut parfaitement exister en tant que tel et plus facilement que dans des municipales et des législatives”.

